A la mémoire de ceux qui sont tombés pour toi.
Je me suis souvent posée la question, me demander ce qui était le plus supportable entre voir les autres souffrir, et se sentir ivre mort. J'ai finis par en conclure qu'il était préférable pour la survie de moins de 30% de la population de choisir la seconde solution comparé à la première. Je n'ai jamais su pourquoi ce monde avait tant changé, ce qui avait déclenché cette zizanie se dégradant constamment au fil des années. Pour dire vrai, je préfére à la limite ignorer cette réponse, me convainquant que nous vivons dans un bonheur extrême, si l'on ose imaginer ces statistiques là, dans le futur. J'aurais voulu profiter, j'aurais voulu avoir une vie banale comme les autres. Pourtant, je suis comme eux. Avec un surplus d'âme solitaire avec l'impossibilité de vivre dans la solitude, à l'effet inverse, ce qui me déclencherait des crises d'angoisses prématurées fréquentes dans les alentours du silence et du sommeil insurmontable. Mon passé est mon présent, je vis dedans en me foutant totallement du futur que je tente de m'imaginer, sans succès; ce qui est loin de m'être regrettable. Je serais incappable de décrire mes sensations de l'instant présent. Les autres auraient synonymé tout ceci par ces mots stressants mais je crois que personnalement, je caractériserai tout ça par la routine. Je déteste être à plaindre. Vies juste un peu ce que j'endure mentalement chaque jours, et on verra ce que tu ressentiras. Tes plaintes courantes pour un ongle cassé, ce mot "déprime" ressortant à toutes les sauces pour un rien; ce malheur dont tu dis être abonné se transformera en véritable bonheur lorsque tu retourneras à tes sources, après avoir osé échanger nos âmes le temps de quelques instants. Tu ne craind rien, de tout de façon, l'asile est plein..

